Carnet de bureau. Un chef de rayon qui, après avoir préparé des commandes clients, est retrouvé en pleurs dans le bureau du comité social et économique ; un salarié d’un centre d’appels téléphoniques qui s’effondre après avoir été confronté à un cas houleux. Les médecins consultés constatent pour l’un, pour l’autre. Et les deux salariés sont reconnus comme accidentés du travail, avec pour conséquence pour l’entreprise une hausse de la cotisation patronale.
De plus en plus d’affections psychiques sont ainsi qualifiées d’accidents du travail. Le , de novembre 2025 qui vient d’être actualisé à la mi-janvier, en souligne la hausse : près de 29 000 accidents du travail ont ainsi été reconnus en 2024 et identifiés comme étant en lien avec des affections psychiques ou des risques psychosociaux, , inscrits au bilan 2025 de l’Assurance-maladie sur les risques professionnels.
Ce type de lésions ne représentait que 1,6 % des accidents du travail il y a dix ans. , explique Raphaël Haeflinger, le directeur général d’Eurogip, l’observatoire des risques psychosociaux.
Paradoxalement, l’accident du travail est plus facile et plus rapide à établir qu’une maladie professionnelle. La décision de la caisse est rendue en trois mois au lieu de huit, car il y a peu de choses à vérifier : essentiellement l’existence d’un choc, le lieu et le temps de travail. D’un point de vue juridique (article L. 411-1 du code de la Sécurité sociale), l’accident du travail est une lésion manifestée sur le temps et le lieu de travail et rattachée à une situation professionnelle.
Les bonnes pratiques en la matière
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