Voice of Freedom Повна версія

A Bordeaux, entre deux vagues de chaleur, les équipes de l’hôpital Pellegrin sous forte pression

· Main news

Dans le service de réanimation de l’hôpital Pellegrin, l’un des quatre sites du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux, on s’autorise, entre deux vagues de chaleur, à faire les comptes. Une dizaine de patients en hyperthermie sévère ont été accueillis ici durant les derniers jours de juin. Des patients victimes d’un « coup de chaud », selon l’expression qui s’est imposée à la faveur d’un début d’été caniculaire, avec une température corporelle dépassant 40, 41, voire 42 °C, et l’« obligation vitale de la faire redescendre au plus vite », explique Vivien Guillotin, l’un des praticiens hospitaliers du service.

« Rester au-dessus de 40 °C au bout d’une heure de prise en charge est considéré comme un marqueur de gravité. A l’inverse, redescendre en dessous en trente minutes est reconnu comme un facteur protecteur », développe le réanimateur. Pour la quasi-totalité des patients admis, l’objectif a été atteint. Seule une femme de 36 ans, prise en charge dans la rue alors qu’elle convulsait déjà, « intubée sur place et refroidie ici », n’a pu être sauvée.

Dix hypothermies nécessitant une réanimation, cela peut sembler peu au regard des statistiques hospitalières qui ont viré au rouge ces dernières semaines. Mais en remontant sur dix années (2015-2025), les réanimateurs de Pellegrin n’en avaient recensé « que » 26 autres. « Il y a un vrai bond épidémiologique ressenti, poursuit le médecin. On était habitué à prendre en charge un ou deux patients de ce type par an, et là, au pic de la chaleur, on a reçu jusqu’à deux à trois demandes par jour, sans toujours pouvoir y répondre. Nos lits de soins critiques – 25 de réanimation, 12 de soins intensifs – étaient pleins. »

Pas d’engorgement

Il vous reste 81.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.