A Cajarc et Saint-Cirq-Lapopie, Lionel Sabatté et ses pulsions paléolithiques
Depuis les premières découvertes de représentations animales sur les parois des cavernes, à la fin du XIXe siècle, l’art contemporain regarde vers celui des temps préhistoriques. Picasso, Arp, Moore, Miro, Pollock, etc. : l’inventaire serait long. Plus récemment, des artistes tels que Vincent Corpet ou Abraham Poincheval, ont été captivés, l’un par les peintures des grottes de Lascaux ou de La Mouthe (Dordogne), l’autre par la statue d’ivoire de l’homme-lion trouvée à Hohlenstein-Stadel en Allemagne.
Là aussi, l’inventaire pourrait être plus long. Il faut y ajouter désormais Lionel Sabatté. Né en 1975 à Toulouse, celui-ci a été marqué dans son enfance par une visite de la grotte de Rouffignac (Dordogne) au point de voir dans sa rencontre avec la préhistoire l’événement qui l’a précipité vers la création. Des années plus tard, il y revient par la sculpture, une forme de dessin et, de façon plus inattendue, la tapisserie. Les œuvres qu’il montre dans le Lot, à Saint-Cirq-Lapopie et à Cajarc, sont pour la plupart très récentes, sa pulsion paléolithique ayant été réactivée par les séjours qu’il a faits dans le Quercy à l’invitation de la Maison des arts de Cajarc.
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