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A France Inter, après le retrait de Charles Sapin, les controverses internes sur le pluralisme demeurent

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« Charles Sapin ne viendra pas dans ce studio… » Ce dimanche 20 septembre, le directeur adjoint de la rédaction du magazine ultraconservateur Valeurs actuelles n’a pas assuré l’édito politique de France Inter à 7 h 42, et n’a pas été remplacé. Le journal de 7 h 30 de Sophie Parmentier a consacré l’un de ses sujets au retrait de l’antenne du journaliste, que celui-ci avait annoncé la veille sur le réseau social X.

Le recrutement de Charles Sapin avait déclenché un fort mouvement social à Radio France, avec une perturbation des antennes de France Inter, de France Culture, de Franceinfo ou encore du réseau Ici (anciennement France Bleu) lors des grèves du dimanche 13 et du lundi 14 septembre. L’intersyndicale et les sociétés des journalistes de la « maison ronde » refusaient que la radio publique accueille, pour l’éditorial politique du dimanche matin, le représentant d’un journal qui, par le passé, a été plusieurs fois condamné pour provocation à la haine raciale ou injure à caractère raciste.

Jeudi 17 septembre, la directrice de France Inter, Céline Pigalle, a proposé un compromis à l’intersyndicale, qui l’a rejeté : transformer l’édito en débat avec un contradicteur. Une case le soir en week-end a été envisagée. A son tour, Charles Sapin a refusé cette idée, actant son départ de la station. « Je regrette que la direction de Radio France ait décidé de rendre les armes », a-t-il commenté sur X, samedi 19 septembre. Selon lui, un nouveau format équivalait à une « mécanique de disqualification » et à lui « imposer la robe de bure et la crécelle », autrefois dévolues aux lépreux.

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