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A la BCE, Christine Lagarde annonce son départ et veut « s’engager sur des sujets qui ne sont pas des sujets de politique monétaire »

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Un statu quo – sur les taux directeurs, qui demeurent donc à 2,50 % – et une démission, celle de sa présidente Christine Lagarde, qui a annoncé quitter son poste le 7 février 2027, neuf mois avant la fin de son mandat. Plutôt que de faire bouger les marchés, qui s’attendaient largement à ce que le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) laisse les taux inchangés, la réunion de l’institution monétaire, jeudi 29 octobre, aura largement relancé les spéculations sur la succession de Mme Lagarde.

Du côté des taux, malgré la reprise de l’inflation en zone euro, qui a atteint 3,8 % en septembre – soit près de deux fois la cible de 2 % fixée par la Banque centrale –, le Conseil des gouverneurs a décidé de ne pas agir dans l’immédiat. Parmi les arguments avancés pour étayer cette position, Mme Lagarde a expliqué que les « effets de second tour » de l’inflation, en particulier les pressions pour des hausses de salaire, n’étaient pas, pour l’heure, plus importants que ceux déjà prévus par la BCE.

Autres arguments pour cette approche « mesurée » : l’inflation hors énergie est « globalement inchangée », tandis que le climat d’incertitude « s’accumule et s’accroît ». Si cette décision a été prise à l’unanimité, elle a néanmoins suscité un débat au sein du Conseil des gouverneurs, a admis Mme Lagarde au cours de sa conférence de presse. Mais le statu quo l’a emporté. La BCE continuera donc de décider « réunion par réunion » et en « fonction des données », selon la terminologie habituellement utilisée à Francfort, reportant une éventuelle hausse au 17 décembre, date du prochain Conseil des gouverneurs.

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