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A l’Accor Arena, Def Leppard assure le spectacle avec son hard rock rétrofuturiste

· Culture

« C’est bon de vous revoir, ça faisait un bon moment », lance au public de l’Accor Arena le chanteur de Def Leppard, Joe Elliott, ce mercredi 8 juillet. Voilà en effet trente ans que cette institution du hard rock britannique ne s’était pas produite à Paris. Hormis trois concerts donnés en France lors du Hellfest (en 2013, 2018 et 2023), le groupe boudait la capitale.

Car l’Hexagone a tendance à l’oublier, mais Def Leppard est un poids lourd du metal qui a écoulé plus de 100 millions d’albums à travers le monde. Révélé au début des années 1980, le quintette de Sheffield, ancienne ville sidérurgique du nord de l’Angleterre, est identifié au sein de la jeune scène NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal) aux côtés de leurs fougueux compatriotes Iron Maiden et Saxon. D’emblée, ces léopards par si sourds (traduction française de leur nom) se distinguent de leurs confrères, au rock plus agressif, par des refrains mémorables – en dépit de paroles anecdotiques – quelque part entre AC/DC et le glam rock prolétaire de Slade.

Avec l’arrivée du producteur sud-africain Robert « Mutt » Lange (AC/DC, Shania Twain) sur le deuxième album High’n’Dry (1981), leur son va opérer une mue spectaculaire, beaucoup plus policé, limite clinique, contrebalancé par un savoir-faire pop – production dantesque et chœurs ciselés au cordeau – taillé pour les ondes radio FM. Un perfectionnisme poussé à l’extrême sur Pyromania (1983) et Hysteria (1987), qui s’écoulent respectivement à 10 et 20 millions d’exemplaires aux Etats-Unis.

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