A l’Assemblée nationale, la commission d’enquête sur le 17 octobre en crise avant même d’avoir commencé ses travaux
La dernière fois que le nom de Vincent Caure, député (Renaissance) des Français établis hors de France, a résonné dans une commission d’enquête, c’était en 2018. Déjà pour une affaire de maintien de l’ordre. Alors conseiller d’Emmanuel Macron chargé des réseaux sociaux, il fut l’un des premiers à avoir remarqué la vidéo d’un certain Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, harnaché en policier et molestant un manifestant. Huit ans plus tard, le voilà aux commandes d’une commission d’enquête parlementaire explosive sur les violences des 17 et 18 octobre.
L’instance qu’il préside a en effet connu un démarrage compliqué. Mercredi 21 octobre, les membres de la commission des lois ont désigné les trois corapporteurs de la commission d’enquête. Agnès Firmin Le Bodo (Horizons, Seine-Maritime), Roger Vicot (Parti socialiste, Nord) et Pouria Amirshahi (Les Ecologistes, Paris) ont été nommés à l’issue d’une élection à trois tours. La veille, un accord avait pourtant été trouvé par les chefs de file des groupes parlementaires pour que chacune des trois principales composantes – « socle commun », Nouveau Front populaire, Rassemblement national (RN) – y soit représentée. Mais la gauche, en présentant trois candidats (un écologiste, un socialiste et un « insoumis »), est parvenue à faire élire deux des siens.
Il vous reste 76.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.