« On nous décrit parfois comme un groupe hivernal, inspiré par la grisaille anglaise », explique Pedro Soler, guitariste espagnol du jeune quatuor londonien Green Star. « C’est vrai que notre musique est sombre et torturée, mais quel plaisir de jouer en bord de plage, sous les palmiers ! »
Sur scène, ces fans de Sonic Youth et du mouvement shoegaze, dont les premiers titres ont été réunis dans un mini-album intitulé « tourbillons sanglants » (Bleeding Swirls), ont conservé une allure accablée raccord avec les distorsions mélancoliques de leurs chansons. Après le concert, ces habitués de l’obscurité des petits clubs britanniques ne cachaient pas leur enthousiasme d’avoir lancé, mercredi 8 juillet, dans un village vacances de Port-Grimaud (Var), la première des quatre soirées qui, une fois par semaine jusqu’au 30 juillet, rythmeront la nouvelle édition du festival Plage de rock.
Tout heureux de sa « longue baignade avant les balances », le guitariste se réjouit d’avoir joué, sous le soleil couchant, sa peau « encore salée par la mer ». Quand la chanteuse et bassiste américaine, Lylah Bobak, s’étonne de la variété d’un public familial : « Je n’ai jamais vu autant de gamins et de personnes âgées à l’un de nos concerts. »
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