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Addiction à Facebook et Instagram : Meta s’évite un procès historique et une sanction colossale aux Etats-Unis

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Pas plus de sept jours se seront finalement écoulés entre l’ouverture du retentissant procès sur la protection des adolescents, où comparaissait Meta, et sa clôture par un accord amiable. Mercredi 26 août, la maison mère d’Instagram et Facebook a annoncé avoir signé un protocole avec la quasi-totalité des Etats américains ainsi que le district de Columbia, Porto Rico et les Samoa américaines. Celui-ci prévoit un dédommagement jusqu’à « 18 milliards de dollars » (environ 15,5 milliards d’euros), sous certaines conditions, ainsi qu’une série de mesures limitant des fonctionnalités de ces plateformes pour les mineurs aux Etats-Unis.

Ce montant correspond peu ou prou à un mois de chiffre d’affaires de l’exercice de Meta. L’entreprise évite ainsi la poursuite du procès et, partant, le déballage de davantage de documents ou de témoignages d’anciens employés, ainsi que la future comparution potentiellement embarrassante de son fondateur, Mark Zuckerberg, devant la cour d’Oakland (dans la baie de San Francisco, en Californie).

Le groupe était accusé par une coalition de procureurs généraux d’Etats américains d’avoir menti aux consommateurs à propos du traitement des comptes de mineurs sur ses plateformes, jugées addictives et d’avoir laissé des moins de 13 ans s’y inscrire, ce qui est interdit aux Etats-Unis. Mercredi, le procureur de Californie, Rob Bonta, a salué l’accord qui, selon lui, « va rendre les réseaux sociaux moins dangereux pour les enfants ». Et il s’est félicité des « transformations massives » consenties par Meta dans ses mesures de protection des jeunes utilisateurs.

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