« Adolfo Kaminsky, le faussaire libre », sur LCP : portrait d’un homme « ordinaire » au destin extraordinaire
LCP – VENDREDI 23 OCTOBRE À 21 HEURES – DOCUMENTAIRE
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Le visage d’Adolfo Kaminsky ne nous est pas totalement inconnu. Faussaire de génie né le 1er octobre 1925 à Buenos Aires, ayant vécu à Paris, Alger ou Bruxelles, il a consacré trois décennies à fabriquer de faux papiers pour sauver des vies : des juifs sous l’Occupation aux opposants à l’apartheid en Afrique du Sud. Il avait pour la première fois accepté de raconter son histoire – à visage découvert – devant la caméra de Jacques Falck, pour la réalisation de Faux et usage de faux, diffusé sur France 3 en novembre 1999. Alors âgé de 74 ans, il portait une barbe blanche assortie à ses cheveux.
Une décennie plus tard, sa fille Sarah Kaminsky, née en 1979 en Algérie, publiait Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire (Calmann-Lévy, 2009), livre qu’elle présentait en janvier 2010 lors d’une conférence TEDx à Paris. Un portrait de son père le montrait à 19 ans, cheveux noirs et regard perçant derrière ses lunettes.
A partir de cet ouvrage, Gaspard Wallut approfondit la biographie dans un documentaire dense et rigoureux, qui dévoile une personnalité complexe. Il rappelle son adolescence frappée, à 15 ans, par l’assassinat de sa mère, en 1940. Autre élément constitutif, la guerre venue, lui et sa famille, juifs, sont emprisonnés au camp de transit de Drancy, mais ils sont classés « non déportables », l’Argentine étant alors un pays neutre. Cette chance est vécue par le jeune homme comme une injustice, qu’il tentera toute son existence de compenser.
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