Il y a le crime et ses endroits. Le site Internet à la modération faible, les clubs privés laxistes, les campings permissifs. La violence des 19 hommes mis en examen pour « viols avec tortures et actes de barbarie » sur six femmes s’est déployée dans des espaces dont la justice pourrait interroger la responsabilité, voire la complicité, des propriétaires et gérants. Qu’ont-ils fait pour protéger les victimes des pratiques qu’elles subissaient ?
Le site Internet Wyylde offre son ampleur au dossier : c’est sur cette plateforme libertine française que Christophe B., sous le pseudonyme de « Prêteur33 », recrutait des hommes pour avoir des relations sexuelles avec ses compagnes. C’est sur Wyylde qu’il a, par exemple, fait la promotion de la « soirée spermique » organisée à son domicile. Sur Wyylde qu’il a publié un album photo intitulé « formation vide couilles », dans lequel des clichés montrent une femme, non identifiée, procurant une série de fellations à côté d’une voiture. Sur Wyylde encore qu’ont été diffusées en direct des vidéos de ces soirées.
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