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Affaire des viols « libertins »

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Derrière son clavier, Olivier D. se présente comme « dispo pour jouer » ainsi que mobile et flexible : il peut « recevoir et [se] déplacer ». « Au plaisir de vous lire », termine-t-il, agrémenté d’un smiley qui fait un clin d’œil. Pas de réponse. Il relance une semaine plus tard, le 28 juin : toujours « dispo pour jouer ensemble ». Et puis, précise-t-il, il est « bon gicleur », smiley sourire, smiley clin d’œil. Silence. Il essaie trois heures plus tard, d’un simple « Bonsoir ». Enfin, le parfait inconnu qu’il tente de joindre sur le site libertin Wyylde lui répond avec un vague bonjour, réclame de voir son album de photos sur la plateforme et ouvre le sien. Olivier D. trouve les images très excitantes, smiley salive aux lèvres et smiley clin d’œil. Le lendemain, il renchérit : « Très intéressé pour vous rencontrer. » Aucune réponse.

L’après-midi du 21 août de cette même année récente (non précisée afin de préserver l’anonymat de la plaignante), Olivier D. n’a pas eu de nouvelles de son interlocuteur depuis ces quelques mots évasifs, deux mois plus tôt. Pas grave, il retente le coup. « Bonjour, dispo ce soir pour vous recevoir par exemple. » Trois heures passent et « Prêteur33etbvc » – « prêteur », car la vue de sa compagne en plein rapport sexuel avec d’autres hommes l’excite, « 33 » pour la Gironde, et « bvc » pour « bourgeoise videuse de couilles », l’appellation misogyne des épouses sur certains sites X – lui répond : « Nous recevons et uniquement not capotes. » Pas de souci pour « Coquingalant », pseudo d’Olivier D. sur Wyylde, il vient de faire des tests VIH. Rendez-vous est donné à 21 heures chez « Prêteur33 », à l’autre bout du département de la Gironde.

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