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Affaire Jubillar : les ossements retrouvés dans le Tarn ont été héliportés à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale à Pontoise

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Les enquêteurs ont repris vendredi 17 juillet dans le Tarn les fouilles à l’endroit où Cédric Jubillar affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine après l’avoir tuée en décembre 2020, et où des ossements ont été retrouvés jeudi, a annoncé la gendarmerie.

« Des éléments pertinents » retrouvés hier sur les lieux de fouilles ont été envoyés « par hélicoptère » à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) de Pontoise (Val-d’Oise), dont « l’analyse va débuter dans l’après-midi », a déclaré le lieutenant colonel Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement Tarn, lors d’un point presse. Ces ossements vont être analysés afin d’établir s’il s’agit bien des restes de Delphine Jubillar. « Les résultats tomberont dans un délai relativement court », a ajouté le gendarme.

Le dispositif est par ailleurs maintenu sur le lieu des fouilles, à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où Cédric Jubillar vivait avec sa femme Delphine Aussaguel. « Cent personnels » sont sur place, dont un escadron de gendarmerie mobile, la section de recherche de Toulouse et des équipes cynophiles, selon M. Meyblum.

« Les fouilles vont durer plusieurs jours. Il y a encore des constatations à faire », déclarait plus tôt à l’Agence France-Presse une source proche du dossier.

Cédric Jubillar reconnaît avoir commis « un acte abominable »

Le peintre-plaquiste de 38 ans a conduit jeudi les gendarmes à une douzaine de kilomètres d’Albi, où des ossements - dont deux fémurs, selon un avocat des parties civiles - ont été retrouvés.

Ces ossements, qui appartiennent au « bas du corps », selon une source proche du dossier, doivent être acheminés vers le laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne.

Mercredi, Cédric Jubillar a été extrait de prison et conduit au palais de justice de Toulouse pour donner sa nouvelle version des faits, à sa demande, deux mois avant son procès en appel, programmé pour débuter le 21 septembre devant la cour d’assises de Haute-Garonne.

Le peintre-plaquiste reconnaît désormais avoir commis « un acte abominable », selon un de ses avocats, Pierre Debuisson.

Depuis plus de cinq ans et notamment pendant tout son procès très médiatisé devant les assises du Tarn, à l’issue duquel il a été condamné à 30 ans de réclusion en octobre, il avait toujours clamé son innocence.