Sous le soleil de feu du Gers, à Fleurance, dimanche 7 juin, face à une foule aussi brûlée par le chagrin et devant les parents dévastés de Lyhanna, Grégory Bobbato a tenté à la tribune de soulever, malgré tout, une lueur d’espoir. « Le 7 juin 2026 ne sera pas le jour le plus triste de l’histoire de Fleurance. Ce jour-là sera le jour où la famille de Lyhanna, ses proches et tous les citoyens auront décidé de se lever pour protéger les enfants », a lancé le maire (divers droite) de la commune de 6 000 habitants, où la collégienne, retrouvée morte le 4 juin, était scolarisée.
En refusant de considérer ce drame comme un simple fait divers ou même comme « une somme de défaillances individuelles », mais plutôt comme une « défaillance sociétale », l’édile a donné le ton du principal débat public du moment et placé l’Etat, en tant que nation, face à ses responsabilités. En effet, l’homme soupçonné de la mort de Lyhanna, Jérôme Barella, avait été visé par plusieurs plaintes pour des violences sexuelles sur des mineures, dont l’une avait donné lieu à une procédure judiciaire toujours en cours.
Il vous reste 79.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.