Pour venir au Sommet de l’élevage à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme), le principal rendez-vous des éleveurs français où sont attendus 120 000 visiteurs au pied des volcans, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, ne pouvait pas arriver les mains vides, jeudi 8 octobre.
Un an après la crise de la dermatose nodulaire contagieuse, le salon a retrouvé à son ouverture, mardi, les bovins qui avaient été exclus en raison de l’épizootie, mais le gouvernement fait face à la menace d’une nouvelle mobilisation sociale et d’une crise économique d’ampleur, à quelques mois de l’élection présidentielle. La canicule et la sécheresse ont décimé la production végétale française et provoqué de fortes inquiétudes quant à la capacité de nombreux agriculteurs à se relancer pour une nouvelle saison.
« Des milliers d’exploitations sont en péril », a résumé Sébastien Lecornu lors de son allocution mercredi soir, en prélude aux annonces de jeudi. Le premier ministre a réservé un chapitre de sa prise de parole aux agriculteurs, les plaçant au même niveau de préoccupation que la crise lycéenne, les prix du carburant et le risque d’absence de budget en cas de désaccord parlementaire.
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