Avec son regard d’acier, son visage taillé à la serpe et sa barbe de trois jours, le Slovène Aleksander Ceferin a des airs de chasseur de primes tout droit sorti d’un western. A 58 ans, le président de l’Union des associations européennes de football (UEFA) tient actuellement le rôle de « flingueur » dans le feuilleton à suspense autour de son homologue et rival de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino. Il est à la manœuvre en première ligne pour précipiter le départ du dirigeant italo-suisse. Ce dernier est dans la nasse depuis qu’il a dû abandonner, samedi 1er août, son projet de création de société commerciale et d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés liés à la famille du président américain, Donald Trump.
La capitulation de Gianni Infantino est à mettre à l’actif du patron de l’UEFA, au terme d’une intense campagne de pilonnage. Hostile au projet lancé en catimini et à marche forcée par le puissant patron du football mondial, Aleksander Ceferin a lancé une riposte éclair, le 30 juillet, en agitant la menace d’un boycott de la Coupe du monde par les 55 fédérations nationales membres de l’instance européenne, si d’aventure Gianni Infantino persistait dans son entreprise. Mais le retrait du projet n’est qu’une première étape pour le numéro un du football européen. Son objectif est désormais de faire partir le président de la FIFA.
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