Culture

Anne-Solène Rolland, à propos du Festival d’histoire de l’art de Fontainebleau : « La mode est une porte d’entrée pour aborder d’autres arts jugés plus difficiles »

Anne-Solène Rolland, à propos du Festival d’histoire de l’art de Fontainebleau : « La mode est une porte d’entrée pour aborder d’autres arts jugés plus difficiles »

Anne-Solène Rolland, directrice générale de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), détaille les ambitions de la quinzième édition, du 5 au 7 juin, du Festival de l’histoire de l’art au château de Fontainebleau (Seine-et-Marne) qui entend décloisonner la discipline.

Le festival aborde cette année le thème de la mode. Les musées la traitent souvent par le prisme de la conservation textile. Comment l’histoire de l’art peut-elle jeter des ponts entre la théorie académique et l’étude matérielle du vêtement ?

La mode est un vrai objet de l’histoire de l’art, et un sujet qui est très étudié, en particulier dans le monde anglo-saxon. On est dans une histoire du textile bien sûr, mais aussi dans une histoire de la représentation, une histoire culturelle… Il y a aussi tous ces travaux qui ont été faits sur les artistes et le vêtement, leur propre usage du vêtement, etc. Donc ça ouvre pas mal de pistes. La directrice du Palais Galliera, le Musée de la mode de la Ville de Paris, Emilie Hammen, est quelqu’un qui a énormément apporté à ce champ en tant que chercheuse, sur les manières de travailler sur la mode dans une chronologie finalement assez ancienne, comme un objet d’histoire de l’art.

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