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Annecy 2026 : le festival du film d’animation récompense le film singapourien « La Violoniste »

· Culture

C’est une compétition officielle très émouvante qui a été soumise au jury tenu de départager les films qui ont été récompensés lors de la cérémonie de clôture, samedi 27 juin. Qu’il s’agisse de récits empreints de deuil (Méli-Mélo, In Waves), d’un passé douloureux qui détermine le présent (Lucy Lost, Un monde entre nous) ou encore d’aventure matinée de social (Le Corset, Decorado, Une Aube nouvelle), la 50e édition du festival d’animation d’Annecy était facilement – et dans le bon sens – tire larmes à en croire les yeux humides des différents spectateurs croisés au gré des projections.

De ces miracles de cinéma dessiné, conçus dans le monde entier, et projetés tout au long de la semaine dans les salles annéciennes, c’est La Violoniste, de Ervin Han et Raul Garciaun, un film singapourien (le tout premier long d’animation de cette nationalité à être sélectionné) qui a remporté le Cristal lors de la cérémonie de clôture.

Ce film raconte dans les années 1930 l’amitié de deux jeunes violonistes dans la colonie britannique, séparés pendant l’occupation du Japon. Les souvenirs et flash-back s’entrelacent avec justesse dans ce récit dont la clé est la passion du violon. On y voit des destins personnels cruellement façonnés par l’histoire portée par une animation impeccable bien qu’assez classique. Le long métrage, coproduit aussi avec l’Italie et l’Espagne, est né de la rencontre artistique entre un scénariste de Singapour, Ervin Han, et d’un vétéran madrilène du studio Disney, Raul Garcia.

Résilience

Autre vibrante histoire, mais qui prend la clé des champs cette fois, Le Corset, du Français Louis Clichy a été primé trois fois : prix du jury, prix du public pour un long métrage, prix de la fondation Gan. L’itinéraire d’un fils de paysan en souffrance parce que forcé de porter un corset médical qui va trouver une échappatoire auprès de l’organiste du village. Une histoire de résilience et de rapport père-fils dans la Beauce des années 1980. A travers un style visuel en 2D proche de l’illustration jeunesse, il y a la douce mise en scène d’un enfant rigidifié par le métal, se tenant droit comme un paratonnerre dans l’étendue des champs. Un film résolument plus intime pour son auteur qui coréalisa avec Alexandre Astier Astérix : Le Domaine des Dieux (2014) et Astérix : Le secret de la potion magique (2018).

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