Après la cyberattaque dans l’éducation nationale, des applications bloquées et des chefs d’établissement « au chômage technique »
A dix jours de la rentrée, Gérard Heinz, proviseur à Cholet (Maine-et-Loire), ne s’attendait pas à « être au chômage technique ». Le chef d’établissement, membre de l’exécutif du syndicat des personnels de direction, le SNPDEN-UNSA, n’a pas accès à sa messagerie ni aux diverses applications qui lui permettent de préparer la nouvelle année scolaire. « Je ne peux ni envoyer la liste des fournitures aux parents, ni contacter les enseignants pour leur donner le déroulé de la prérentrée le 31 août, ni avoir des informations sur les dernières affectations, ni payer les factures reçues au cours de l’été. Nous sommes le 21 août et on se tourne les pouces », s’agace-t-il, alors qu’il a fort à faire.
Ces interruptions de service sont l’une des conséquences de la cyberattaque contre l’éducation nationale qui s’est déroulée le 25 juillet, et a été revendiquée par le groupe de pirates informatiques ZeroBytes le 17 août. « Le ministère de l’éducation nationale conduit, avec l’appui de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information [Anssi], un plan de renforcement de la sécurité de ses systèmes d’information », expliquait mardi 18 août la Rue de Grenelle dans un communiqué. Le ministère précisait au Monde vendredi qu’à titre de prévention « l’accès à des applications métiers a été suspendu pendant l’été pour quelques académies », mais que ces services « sont progressivement rétablis ».
Il vous reste 79.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.