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Après la mobilisation du 17 octobre, les syndicats appellent à continuer « pacifiquement » le mouvement

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Pas question d’appuyer sur le bouton pause. La quasi-totalité des syndicats de salariés appellent – ou continuent d’appeler – à faire grève et à manifester, le 5 novembre, avec comme premier mot d’ordre l’amélioration du pouvoir d’achat. Alors que l’exécutif redoute une nouvelle flambée de violences à l’occasion de ce rendez-vous, les organisations de travailleurs veulent faire entendre leurs préoccupations, momentanément reléguées au second plan par le chaos qui a régné dans plusieurs villes pendant la mobilisation du samedi 17 octobre.

Au départ, cinq syndicats – la CFDT, la CGT, FO, la FSU et l’UNSA – avaient invité les personnes employées dans le public et le privé, ainsi que les jeunes et les retraités, à se mettre en mouvement le 5 novembre, en formulant des doléances assez larges : augmentation des salaires, des pensions et « de toutes les aides sociales », surcroît de moyens en faveur des services publics, instauration d’une « planification environnementale et industrielle », adoption de « mesures de justice fiscale », etc. La CFTC s’est jointe ensuite à cette initiative avec une liste de priorités différemment agencées. Quant à l’Union syndicale Solidaires, elle a fait savoir, samedi, qu’elle sera également présente « pour faire plier le gouvernement, le patronat » et obtenir « le partage des richesses ».

Comme l’explique la CFDT dans un communiqué diffusé dimanche, cette journée d’action a pour objet de permettre au « mouvement social d’exprimer de nouveau pacifiquement ses revendications ». « Nous maintenons notre participation à la mobilisation du 5 novembre, renchérit Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. Si nous n’y allions pas, cela signifierait que nous cédons aux casseurs et aux pilleurs. » Constatant que ses attentes, « notamment sur les salaires et le pouvoir d’achat », n’ont pas « été satisfaites », la troisième confédération de France sera « dans la rue » pour prolonger la démonstration de force orchestrée le 29 septembre au sein de la fonction publique.

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