Après l’attentat raciste de Trappes, LFI et Emmanuel Grégoire mettent en garde contre des manifestations liées à l’extrême droite prévues ce week-end
Moins d’une semaine après l’attentat raciste de Trappes et La Verrière (Yvelines), La France insoumise (LFI) et le maire de Paris, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste), ont dénoncé, mercredi 28 octobre, la tenue prévue ce week-end de manifestations et d’événements liés à l’extrême droite, organisés à Paris et en banlieue.
« Quelques jours après l’attentat raciste de Trappes qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, le gouvernement laisse s’organiser un week-end néonazi entre Paris et Plessis-Robinson », a écrit le groupe LFI à l’Assemblée nationale dans un communiqué. « Nous ne pouvons tolérer aucune de ces démonstrations néofascistes dans nos rues. »
Les « insoumis » font état d’une séance de dédicaces, prévue vendredi dans une librairie parisienne, du militant autrichien d’extrême droite Martin Sellner.
A Paris encore, LFI vise également « une manifestation prévue dimanche [1er novembre] par le collectif Objectif remigration, regroupant les héritiers de Génération identitaire et les néonazis membres du Comité du 9 mai (C9M) ».
Les « insoumis » dénoncent enfin un colloque prévu samedi au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) consacré, lui aussi, à la « remigration », mot employé par l’extrême droite pour définir sa politique d’expulsion de masse d’étrangers. « Au programme, toutes les figures de proue de l’extrême droite européenne la plus virulente : Eric Zemmour, Alice Cordier, l’AfD allemande, le Vlaams Belang et le mouvement Restore Britain », affirment-ils à propos de ce colloque organisé par l’ancien élu du Front national Jean-Yves le Gallou.
Le préfet de police de Paris saisi
Le maire de Paris a, de son côté, « dit son inquiétude face à cette succession d’initiatives et à la banalisation de discours qui présentent l’exclusion et l’expulsion de populations entières comme un projet politique » dans un message posté sur X. « L’extrême droite ne doit pas avoir à Paris un terrain pour développer son projet raciste », a-t-il ajouté.
Emmanuel Grégoire a saisi le préfet de police pour « lui demander d’examiner les risques associés à ces trois événements et de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris leur interdiction si les conditions légales sont réunies ». Le conseiller de Paris Ian Brossat (Parti communiste français, PCF) ainsi que le sénateur des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias (PCF) ont aussi saisi le préfet de police.
Les députés LFI ont appelé à « se rassembler massivement » samedi devant la Maison des arts du Plessis-Robinson, où doit se tenir le colloque sur « la remigration ». « Aux côtés des syndicats, des organisations politiques et des militants antifascistes », LFI souhaite « faire entendre [leur] refus du racisme et de l’extrême droite dont la banalisation des idées participe à tuer ».