Après les violences urbaines du 17 octobre, assureurs et Etat se disputent le partage des responsabilités
Les assureurs le savent : les commerçants et les entreprises ne seront pas intégralement indemnisés à hauteur des dommages qui leur ont été infligés le samedi 17 octobre, en marge des manifestations étudiantes. Plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts ont déjà été recensés de Paris à Marseille en passant par Limoges, Bordeaux et Besançon, a fait valoir lundi 19 octobre le président des chambres de commerce et d’industrie Alain di Crescenzo.
Le gouvernement a annoncé des premières mesures, lundi, pour accompagner les professionnels. A compter de ce mardi 20 octobre, les salariés ne pouvant plus travailler pourront être placés en chômage partiel et entièrement indemnisés par l’Etat. Un fonds de soutien est en outre proposé aux commerces sinistrés pour leur apporter la trésorerie nécessaire à la relance de leur activité.
Le ministère de l’économie envisage aussi d’autoriser les entreprises à reporter le paiement de leurs charges sociales et de leurs impôts. La fédération professionnelle France Assureurs, quant à elle, a annoncé lundi soir quelques assouplissements aux procédures habituelles : elle porte à 30 jours le délai de déclaration des sinistres, au lieu de 5 jours en temps normal, et s’engage à faciliter le versement d’acomptes dans les cas les plus dramatiques.
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