Après les violences urbaines du 17 octobre, le gouvernement et Renaissance s’en prennent aux réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont-ils joué un rôle dans les violences urbaines qui ont touché plusieurs villes les 17 et 18 octobre ? Pour le ministre de l’économie, Roland Lescure, la cause est entendue : « Cette question sociétale de l’impact des réseaux sociaux sur les violences urbaines doit se poser, et les conséquences devront sans doute en être tirées », a-t-il déclaré, mardi 20 octobre, lors d’une conférence de presse consacrée aux mesures d’aide aux commerçants victimes de pillages. « Les réseaux sociaux, évidemment, ont joué un rôle », affirmait-il.
Lequel ? Si les appels à la mobilisation ont très largement circulé sur Instagram, X ou TikTok, comme depuis le début de la mobilisation des lycéens, il semble difficile d’estimer un éventuel rôle de ces plateformes dans les violences. Le ministère de l’intérieur, dont la gestion des mobilisations et des violences du week-end est fortement critiquée, reste d’ailleurs nettement plus prudent sur ce sujet. Interrogé à l’Assemblée nationale le 7 octobre, alors que des affrontements avec les forces de l’ordre avaient déjà eu lieu lors de plusieurs mobilisations lycéennes, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, notait que ses services avaient bien eu connaissance de messages en ligne appelant à venir manifester « avec votre mortier [de feu d’artifice] », mais il notait aussi qu’une partie de ces messages étaient de « faux appels à rassemblement ».
Il vous reste 63.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.