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Après une journée de mobilisation massive en soutien aux lycéens, Sébastien Lecornu s’exprimera mercredi soir

Après une journée de mobilisation massive en soutien aux lycéens, Sébastien Lecornu s’exprimera mercredi soir

Sébastien Lecornu s’exprimera mercredi 7 octobre dans la soirée, dans une allocution depuis Matignon, ont fait savoir ses services, sur les sujets suivants : « situation dans les lycées, prix des carburants, crise agricole ainsi que sur la situation financière du pays ».

Au lendemain d’une mobilisation massive dans les rues, le gouvernement tente d’apaiser le mouvement lycéen alors qu’une nouvelle journée de manifestations est annoncée jeudi. Emmanuel Macron a fait un point mardi soir avec plusieurs ministres, dont Sébastien Lecornu, Laurent Nuñez (intérieur) et Edouard Geffray (éducation), pour tenter de trouver une issue à cette crise sociale, inédite à six mois d’une élection présidentielle.

Entre 266 000 manifestants, selon le ministère de l’intérieur, et 450 000, selon les organisateurs – des lycéens, des étudiants mais aussi des professeurs et des parents d’élèves – ont manifesté mardi partout en France.

Des enquêtes ouvertes par l’IGPN

Alors que les violences aux abords des lycées ont fait depuis la mi-septembre 85 blessés parmi les personnels éducatifs, 215 blessés chez les élèves et plus de 700 parmi les forces de l’ordre, Sébastien Lecornu a pris la parole mardi, pour la première fois depuis le début de la crise, réfutant toute « répression policière ». Préférant parler « d’accidents », le chef du gouvernement a balayé le terme de « violences policières », qui « suggérerait qu’il y ait des instructions politiques de répression policière. C’est faux, c’est un mensonge et c’est jeter l’opprobre sur la police de la République ».

Au lendemain de l’explosion d’une grenade policière à Lens, dans le Pas-de-Calais, qui a arraché la main d’un adolescent de 15 ans, le premier ministre a également revendiqué un « usage de la force strictement proportionné » de la part des forces de l’ordre. Cela n’a pas empêché plusieurs « accidents », qui ont donné lieu à l’ouverture de plusieurs enquêtes de l’Inspection générale de la police nationale.

Le premier ministre n’a apporté mardi qu’une réponse sommaire aux revendications des lycéens, comme la mise en place d’une plateforme pour recueillir leurs doléances ou une demi-journée banalisée sans cours pour un temps d’échange au sein de leurs établissements.

Le principal syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN-UNSA, ont annoncé, mercredi, refuser de mettre en place cette demi-journée banalisée, estimant que ces temps de concertation ne permettront pas de répondre aux problèmes de fond. « Il nous faut des moyens, il nous faut des professeurs », a déclaré son secrétaire national, Nicolas Bonnet, sur franceinfo. « Le président de la République doit s’emparer de la situation, il doit recevoir les jeunes, il doit les écouter et il doit donner un certain nombre de réponses », a-t-il exigé.

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