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Assassinat de Dominique Bernard : procès requis contre l’assaillant Mohammed Mogouchkov, son frère cadet et son cousin

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Le Parquet national antiterroriste (PNAT) demande le renvoi en procès de l’assassin présumé du professeur de français Dominique Bernard, Mohammed Mogouchkov, ainsi que de son frère cadet et de son cousin, a fait part une source proche du dossier à l’Agence France-Presse (AFP), mardi 23 juin.

Armé de couteaux, Mohammed Mogouchkov, fiché pour radicalisation islamiste, avait attaqué son ancien professeur à la sortie de la cité scolaire Gambetta-Carnot à Arras, le 13 octobre 2023.

Dans le détail, le PNAT demande que l’assaillant présumé soit jugé devant la cour d’assises spéciale des mineurs, notamment pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « participation à une association de malfaiteurs à caractère terroriste ».

Concernant son frère, mineur à l’époque des faits, le parquet requiert l’abandon des poursuites pour « complicité d’assassinat », mais souhaite qu’il soit tout de même jugé, devant la même cour, pour « participation à une association de malfaiteurs à caractère terroriste ».

Une revendication au nom de l’organisation Etat islamique

Si le juge d’instruction suit les réquisitions du PNAT, leur cousin, également mineur à l’époque, devrait comparaître devant le tribunal pour enfants pour s’être abstenu d’empêcher un crime « alors qu’il avait été informé » par le frère cadet « de l’imminence du passage à l’acte violent » de l’assaillant, a précisé la source proche du dossier à l’AFP.

L’assassinat de Dominique Bernard, 57 ans, avait suscité une forte émotion, trois ans après celui d’un autre professeur, Samuel Paty. En dix minutes, Mohammed Mogouchkov, Russe originaire d’Ingouchie dans sa vingtaine à l’époque, avait tué Dominique Bernard et blessé trois autres, un autre professeur et deux agents, qui avaient tenté de s’interposer ou de défendre leurs collègues. Dans une vidéo publiée avant l’attaque, Mohammed Mogouchkov avait revendiqué son geste au nom du groupe djihadiste Etat islamique.

Lors de l’enquête, Mohammed Mogouchkov a déclaré avoir volontairement ciblé son ancien professeur de français, « l’une des matières » où on transmet « l’attachement du système en général de la République, de la démocratie, des droits de l’homme ».