Attentat de la rue des Rosiers : un accusé palestinien conteste les conditions de son extradition depuis la Cisjordanie
Près de quarante-quatre ans après l’attentat de la rue des Rosiers, qui avait causé six morts et vingt-deux blessés en 1982 dans le Marais, à Paris, le procès des auteurs présumés se fait toujours attendre. Alors que sa tenue a été programmée en septembre 2027, un nouvel obstacle juridique se dresse sur sa route : les avocates de Mahmoud Abed Adra, 71 ans, surnommé Hicham Harb, accusé d’être le superviseur de cet attentat, l’une des pires attaques antisémites de l’après-guerre, ont contesté, mercredi 1er juillet, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, les conditions de son extradition vers la France et demandé sa remise en liberté. L’audience s’étant tenue à huis clos, les éléments rapportés sont issus de sources proches du dossier.
M. Abed Adra, qui vivait jusqu’à récemment en Cisjordanie, a été extradé vers la France le 16 avril alors que l’enquête était déjà close et un procès ordonné. M. Abed Adra, que l’accusation considère comme un des tireurs et le chef présumé du commando du groupe palestinien dissident Abou Nidal de trois à cinq hommes ayant attaqué le restaurant Goldenberg, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis 2015, resté longtemps lettre mort. Retraité des services de renseignement palestiniens, M. Abed Adra vivait librement à Ramallah, jusqu’à son interpellation par la police palestinienne, le 17 septembre 2025, cinq jours avant la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France.
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