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Attentat raciste de Trappes : Kévin T., mis en examen pour assassinat et tentatives d’assassinat terroriste, a reconnu avoir ciblé des personnes « de type musulman » ou « africain »

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Kévin T., le suspect de l’attentat raciste qui a fait un mort et quatre blessés graves, vendredi 23 octobre, dans les Yvelines, a été mis en examen, jeudi 29 octobre, pour « assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison « de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, ethnie, nation ou religion », a déclaré au Monde une source judiciaire.

Lors d’un point presse, jeudi en fin de matinée, Olivier Christen, le procureur national antiterroriste, a dévoilé de nombreux éléments confirmant le mobile raciste de cet attentat et l’ancrage idéologique de son auteur présumé. Au cours de sa garde à vue, Kévin T. a en effet reconnu avoir « spécifiquement ciblé » des personnes « de type musulman », « africain » ou « nord-africain », selon ses déclarations citées par le magistrat. Il a précisé avoir choisi la ville de Trappes car il s’agirait, selon lui, d’un « repère d’islamistes » et a contesté toute intention terroriste, considérant son action comme légitime.

La perquisition réalisée à son domicile, qu’il avait piégé au moyen de deux minuteurs branchés sur des prises de courant, a permis de découvrir, comme Le Monde l’avait révélé samedi, un exemplaire de Mein Kampf, ainsi qu’un Coran et une Bible. Les enquêteurs ont aussi trouvé dans son appartement 30 autocollants supportant la mention « Vive la France, RN, fier d’être français », 99 portant la mention « 100 % français/vive la France » et 98 avec l’inscription « Soutien aux forces de l’ordre », a détaillé le magistrat.

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