Au Grand Palais, un portrait de Cézanne en grand inspirateur
Paul Cézanne (1839-1906) a eu une importance décisive dans la genèse des expériences avant-gardistes au début du XXe siècle – au point de devenir un sujet classique de l’histoire de l’art moderne. Et sa peinture a continué à susciter des questionnements tout au long du siècle écoulé. Coproduction des musées d’Orsay et de l’Orangerie et du Centre Pompidou, l’exposition « Cézanne et nous » rappelle ces faits en grand format : deux étages du Grand Palais, 174 œuvres dont 69 de Cézanne, et 105 de 78 artistes ; les plus anciens ayant été les contemporains et, plus rarement, les amis de celui que l’on a surnommé pieusement le « maître d’Aix ». Les plus récents étant aujourd’hui dans leur sixième ou septième décennie.
L’un des principes de l’accrochage est le rapprochement constant entre lui et les autres. Il peut être convaincant dans sa démonstration. Il peut être mortel, quand la comparaison est écrasante. L’avantage de cette méthode est qu’il y a des Cézanne de la première à la dernière salle : on le retrouve sans cesse et on éprouve toujours des émotions visuelles et mentales intenses.
Il vous reste 81.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.