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Au lendemain de l’interdiction d’une grenade assourdissante, un autre modèle, utilisé à Paris, a également causé des blessures

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En attendant une éventuelle sortie politique à la mobilisation lycéenne, le ministère de l’intérieur a recours à un maintien de l’ordre de plus en plus critiqué. Ce qui n’a pas empêché les forces de police et de gendarmerie de déployer un éventail d’armes de force intermédiaire encore enrichi de nouveaux modèles apparus en 2025.

Au cours des mobilisations parisiennes des 6 et 8 octobre, les manifestants ont ainsi pu voir, et surtout entendre, une arme rarement utilisée jusqu’alors : la grenade assourdissante GL-304, produite par le brésilien Condor, et déployée en juin 2025. Ces armes sont censées permettre à des policiers confrontés à des situations de violences de désorienter et faire reculer des opposants.

Le 7 octobre, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, annonçait pourtant la suspension à titre conservatoire, dans le cadre du mouvement lycéen, d’une autre grenade assourdissante, également déployée en 2025, l’EF-SON. Ce modèle, fabriqué par le français Alsetex, est suspecté d’être à l’origine de la mutilation d’un lycéen de 15 ans, dont la main a été arrachée à Lens, le 5 octobre.

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