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Au lendemain des pillages, des commerçants désespérés face à « plusieurs centaines de millions d’euros » de dégâts

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Dimanche 18 octobre, sur l’avenue Montaigne, à quelques centaines de mètres des Champs-Elysées, les menuisiers s’activaient pour sécuriser les vitrines des magasins Louis Vuitton et Jil Sander étoilées par des jets de projectiles. Sur les trottoirs et la chaussée de l’artère dans laquelle le magasin Celine a été entièrement pillé samedi 17 octobre, des débris de verre et des barrières de chantier sont encore présents, stigmates des violences perpétrées la veille dans les rues de Paris et de nombreuses autres villes françaises en marge des manifestations.

Si les magasins de luxe de l’emblématique avenue Montaigne ont été particulièrement ciblés, rares sont les catégories de commerces à avoir échappé aux vols et aux dégradations commis par les casseurs, et pas seulement dans la capitale. Des boutiques The Kooples, Hugo Boss, Jott et Lancel à Lyon ont été pillées, des agences bancaires BNP Paribas à Grenoble ou Quimper vandalisées ; le groupe Galeries Lafayette parle quant à lui de « conséquences significatives pour la grande majorité [de son] réseau » et « plus particulièrement [pour] les grands magasins de Bordeaux, Nantes, Rennes, Perpignan, Tours et Chambéry ».

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