Au lycée Diderot, dans les quartiers nord de Marseille, les élèves hésitent sur la suite du mouvement
Lundi 2 novembre, dans le 13e arrondissement de Marseille, les grilles principales du lycée général et technologique Diderot ont été bloquées. Puis ouvertes. Puis rebloquées, puis rouvertes dans l’après-midi. Quelques lycéens s’en échappent et prennent soin de refermer derrière eux la grande porte, en partie carbonisée. Le 28 septembre, c’est à Diderot que les premiers blocages marseillais ont démarré, par un feu de poubelles qui a marqué les mémoires des lycéens : il avait léché le mur, la grille et fait fondre la caméra qui pend encore au-dessus du vide.
« C’était tendu, mais jamais violent », soutient Cherine, 17 ans, élève en terminale générale, qui se balade en cette rentrée sur le parvis totalement vide de son établissement accompagnée de son amie Cyriel, élève en terminale technologique au lycée Antonin-Artaud voisin.
Dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille, c’est le lycée Diderot, avec ses 1 500 élèves, qui centralise la colère lycéenne. Les revendications portent moins sur l’état du bâti – il a été rénové en 2014 – que sur le manque de moyens, notamment d’effectifs. Dès la rentrée de septembre, le personnel enseignant était mobilisé pour protester contre la suppression par le département de deux accompagnants d’élèves en situation de handicap.
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