Culture

Au MoCo de Montpellier, Kiki Smith explore notre part d’animalité

Au MoCo de Montpellier, Kiki Smith explore notre part d’animalité

L’œuvre de Kiki Smith est généralement définie par ses thèmes : le corps, la part d’animalité qui demeure en tout individu, les relations qui peuvent subsister aujourd’hui entre l’humain et la nature. Il en est ainsi depuis ses premiers travaux, il y a plus de quatre décennies. Les œuvres se répondent au fil du temps, quelle que soit leur définition matérielle, grands dessins sur papier népalais, tirages photographiques, bronzes, porcelaines, estampes ou tapisseries. La cohérence qui les attache est si serrée qu’elle autorise à se dispenser de la chronologie pour organiser des échos à travers les années.

L’exposition qui se tient à Montpellier procède donc ainsi. Réunissant près de 150 pièces de 1983 à aujourd’hui, elle s’ouvre sur des œuvres des années 2000, avant d’en venir à de plus anciennes ou de plus récentes alternativement, disposées sur les trois étages du bâtiment. L’accrochage est fluide et joue adroitement avec les différences de format et de matériau que l’artiste aime à varier, des très grandes frises graphiques de plusieurs mètres de long aux statuettes qui se mesurent en centimètres.

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