Au procès de Rima Hassan pour apologie du terrorisme, la défense très politique de l’eurodéputée LFI
Que jugeait exactement lundi 19 et mardi 20 octobre la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris ? Rima Hassan la tweeteuse franco-palestinienne compulsive, ou Rima Hassan la députée européenne de La France insoumise (LFI) ? Un délit d’apologie de terrorisme ou la liberté d’expression d’une élue ? L’attentat de l’aéroport de Lod-Tel-Aviv, commis le 30 mai 1972 par un commando de l’Armée rouge japonaise, ou les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023 ? Le droit à la résistance du peuple palestinien ou la nécessité de lutter contre l’antisémitisme ?
Trop de questions pour un seul procès, trop de contradictions pour une audience sereine. Le ministère public a requis, mardi après-midi, dix mois de prison avec sursis et deux années d’inéligibilité contre Mme Hassan, s’attirant aussitôt les foudres du chef et candidat de LFI à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, sur X : « La macronie sombre dans la honte de tous les abus de pouvoir et de la servilité devant les demandes de Nétanyahou [le premier ministre israélien] ». Le délibéré du tribunal sera rendu le 30 novembre.
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