Au Royaume-Uni, Palantir Technologies multiplie les contrats et les critiques
Le campus londonien de Palantir Technologies occupe un bâtiment imposant orné de colonnes de pierre grise au cœur de Soho. Le site héberge plus de 700 employés, ce qui en fait le plus important bureau de la société américaine en dehors des Etats-Unis.
Sans surprise, le Royaume-Uni est aussi l’un des marchés les plus porteurs pour l’entreprise cofondée en 2003 par l’entrepreneur Peter Thiel. En 2025, Palantir Technologies a réalisé 427 millions de dollars (370 millions d’euros) de revenus dans ce pays, soit 9,6 % de son chiffre d’affaires, en deuxième position après les Etats-Unis, selon son rapport annuel.
Début juin, les 43 forces de police d’Angleterre et du Pays de Galles ont annoncé avoir signé un contrat de 9 millions de livres (10,4 millions d’euros) avec l’entreprise de Miami. En septembre, Palantir créera une base de données nationale recensant les détenteurs d’armes à feu ainsi que les personnes autorisées à posséder des poisons et des explosifs.
En mars, l’autorité britannique de surveillance des marchés financiers, la FCA, a elle aussi annoncé avoir conclu un accord avec Palantir Technologies. L’objectif est de développer un outil fondé sur l’intelligence artificielle (IA) afin de faciliter la lutte contre la fraude financière, le blanchiment d’argent et le délit d’initiés.
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