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Au sein de LR, le cas du général Gomart, révélateur des ambiguïtés de Bruno Retailleau

· Politics

La sobriété de ses costumes bleu nuit tranche souvent avec son phrasé d’état-major. Il y a encore peu, au sein de l’équipe de campagne de l’ancien ministre de l’intérieur Bruno Retailleau, la figure du général Christophe Gomart passait relativement inaperçue. Mais, mi-juin, cet ancien patron du renseignement militaire français (2013-2017) est soudainement sorti de l’ombre à la faveur d’un épisode inattendu : la rupture des relations diplomatiques avec le Burkina Faso.

Eurodéputé depuis 2024, le général Gomart a en effet soutenu, le 17 juin, à la tribune du Parlement européen, comme plusieurs autres formations politiques européennes, une résolution dénonçant les agissements du régime burkinabé. Le texte pointait notamment le recours à la conscription forcée, appelant l’Union européenne à « travailler avec ses partenaires africains pour relever les défis en matière de sécurité et de gouvernance ». Son discours, tenu au nom du Parti populaire européen, a duré moins d’une minute, mais il a servi d’étincelle.

Les spécialistes des questions d’influence ont décelé tout de suite une grossière manœuvre, visant à fournir un prétexte aux autorités burkinabées pour justifier une rupture des relations diplomatiques, la communication de ces dernières étant par ailleurs en partie pilotée par Moscou. Cet épisode n’en a pas moins remis en selle un général qui incarne tous les flottements du candidat des Républicains (LR) sur les enjeux internationaux, eux-mêmes étroitement liés à ses hésitations sur un éventuel ralliement au Rassemblement national (RN).

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