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Au Théâtre national Wallonie-Bruxelles, avec « La Fête », une dénonciation du racisme et de son déni

· Culture

Il « traversait la vie en souriant », dit de lui son demi-frère. Il était doué pour le foot, la musique et les études. Il était ambitieux, rêvait d’une grande maison blanche et d’une Mercedes de la même couleur. Il avait commencé des études d’ingénieur à l’université catholique flamande de Louvain (Belgique) et se voyait bien les achever au Japon. Sanda Dia, un jeune Belgo-Sénégalais était aimé de tous mais pas des « Reuzegommers », membres d’une confrérie étudiante qu’un homme qui les connaissait bien décrivit naguère comme « des salauds arrogants ».

Fils de notables, censés incarner une future élite flamande, ces jeunes gens qui se faisaient appeler « Mouche à merde », « Punaise de lit » ou « Shrek » ont, le 7 décembre 2018, laissé agoniser le jeune Sanda, au terme d’un bizutage ultra-violent. Il fut trouvé en état d’hypothermie, il est mort d’un œdème cérébral, le sang porteur de quantités phénoménales de sel parce qu’il avait dû ingurgiter des litres de sauce de poisson. Dix-huit membres de « Reuzegom », jugés à Anvers (Belgique) en mai 2023, ont pourtant bénéficié de la clémence des juges : 400 euros d’amende et des « travaux d’intérêt général ».

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