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Au tribunal de Marseille, les excuses maladroites du député Delogu menacé d’inéligibilité

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Sébastien Delogu avait décidé de ne pas prendre la parole, mercredi 21 octobre, devant le tribunal judiciaire de Marseille. Pressé de questions par la juge Anne Joncoux, le député La France insoumise des Bouches-du-Rhône, mis en cause notamment pour avoir diffusé sur ses réseaux sociaux des documents volés, a fini par prononcer des excuses maladroites, expliquant avoir été « mal conseillé » par son entourage et avoir agi « dans l’urgence ».

Un changement de stratégie de défense aux allures de reconnaissance de culpabilité qui n’a pas empêché la procureure de la République adjointe de Marseille Audrey Jouaneton de prononcer un très sévère réquisitoire à l’encontre d’un élu ayant, selon elle, « sali son mandat » et commis des faits « d’une extrême gravité ». Contre le député, elle demande une peine de deux ans de prison avec sursis, dix mille euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Costume bleu, cravate bordeaux, barbe bien taillée, Sébastien Delogu s’est fait discret à son arrivée au tribunal. Caméras et journalistes l’attendent en nombre. Pris dans une spirale judiciaire qui le verra comparaître encore en novembre et décembre, pour des faits d’outrage et de diffamation, le parlementaire est cette fois mis en cause dans une affaire à tiroirs, accusé de recel de biens provenant d’un vol dont on n’a pas retrouvé les auteurs, de divulgation d’informations personnelles pouvant mettre en danger un individu – du « doxing » – et d’atteinte au secret d’une correspondance.

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