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Aux Eurockéennes de Belfort, de belles découvertes rock et une prestation décevante d’Orelsan

· Culture

Avec la présence de Social Distortion et The Offspring, le punk rock à l’ancienne avait rempli la première journée du festival des Eurockéennes de Belfort, jeudi 2 juillet. Echappant aux chaleurs caniculaires et affichant également complet, vendredi, la 36édition laissait place aux jeunes. Au programme, quelques belles découvertes rock proposées par les programmateurs du festival, mais aussi des têtes d’affiche du rap, dont L2B, Orelsan et Vald.

Peu après l’ouverture des portes, les jeunes Anglais de Man/Woman/Chainsaw sont propulsés sur la grande scène de la presqu’île du Malsaucy. Les six membres du groupe, qui se sont rencontrés au lycée, à Londres, en ont gardé le look : Converse et chaussettes damées aux pieds. L’attitude, elle, est déjà professionnelle. Sans se laisser impressionner par l’immensité de la pelouse, et malgré une audience encore clairsemée à cette heure, le sextette à majorité féminine balance adroitement ses morceaux mêlant sonorités classiques de cordes et piano avec des riffs de guitare rock. Une instantanéité pop, traversée par un chaos dissonant, à l’image de l’efficace chanson Nosedive, issue de leur premier album, l’enthousiasmant Cannonball, à paraître le 7 août.

On ne sait pas si le violon de Clio Starwood vient adoucir ou accentuer ce joyeux désordre à plusieurs têtes. « On essaie vraiment d’être très démocratiques quand on compose, expliquait en coulisses au Monde la bassiste et chanteuse Vera Leppänen, âgée de 21 ans, comme ses camarades. Même si les paroles et la mélodie ne sont pas toujours réparties à parts égales entre nous six, chacun écrit au moins ce qu’il joue. Pour moi c’est ça, l’intérêt d’un groupe ! »

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