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Avant son attentat raciste à Trappes, l’assaillant avait été interpellé trois jours avant pour des violences sur un automobiliste

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Kévin T., le suspect de l’attentat raciste du vendredi 23 octobre à Trappes, dans les Yvelines, avait été interpellé trois jours avant son périple meurtrier dans le cadre d’un « différend entre automobilistes » dans une station-service de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a rapporté, jeudi 29 octobre, le parquet de Nanterre dans un communiqué.

Le 20 octobre, les policiers municipaux de Levallois-Perret avaient interpellé Kévin T. pour des « violences volontaires » sur un automobiliste, pris en charge par les secours après avoir été frappé au sol et aspergé de gaz lacrymogène, selon sa version.

Ce jour-là, Kévin T. a été entendu sous le régime de l’audition libre au cours de laquelle il lui a été remis une convocation pour une nouvelle audition le 23 octobre au matin, quand il a entamé un périple meurtrier au mobile raciste à Trappes et à La Verrière.

Une plainte au commissariat de Levallois-Perret

La victime qui l’accuse de violences dans cette station-service a déposé plainte au commissariat de Levallois-Perret pour violence avec usage ou menace d’une arme suivie d’une incapacité de travail (ITT) n’excédant pas huit jours, selon le communiqué du parquet. Le plaignant affirme avoir demandé à Kévin T. de décaler son véhicule pour pouvoir prendre de l’essence, mais celui-ci a refusé.

L’automobiliste victime s’est donc garé. Alors qu’il sort de son véhicule, il entend une personne arriver derrière lui puis reçoit du « gaz lacrymogène dans le visage et plusieurs coups », a relaté le parquet, d’après sa version. Kévin T. le frappe au sol et lui dit « “je vais te tuer, fils de pute, tu vas voir” », toujours selon la version du plaignant. Dans son communiqué, le parquet de Nanterre a précisé que cette procédure avait été portée à sa connaissance jeudi.

De son côté, une source proche du dossier, confirmant des informations de Mediapart, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP), que Kévin T. avait été filmé le 20 octobre, en train de « se battre avec un homme noir » dans une station-service où il travaillait comme prestataire, ce que le parquet de Nanterre, sollicité par l’AFP, n’était pas en mesure de confirmer jeudi soir.

Kévin T., a été mis en examen, jeudi, par un juge antiterroriste à Paris et placé en détention provisoire, après avoir reconnu, selon le procureur national antiterroriste, avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines et avoir choisi la ville de Trappes, estimant qu’il s’agit d’« un repaire d’islamistes ». Le 23 octobre, à bord de sa voiture, il a abattu un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et a blessé sept autres personnes, dont plusieurs d’origines africaine ou maghrébine.