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Avec Jean-Baptiste Henry, le bandonéon croise hors des eaux territoriales du tango

· Culture

Il n’a pas un nom à consonance italienne comme la plupart des maîtres du bandonéon, il vit en Bretagne et il est loin de ne « faire » que du tango. Qui est donc Jean-Baptiste Henry, que l’on pourra entendre à Vendôme (Loir-et-Cher), du 24 au 26 juillet, en compagnie d’un quatuor à cordes (les Voce) puis aux Interceltiques de Lorient (Morbihan), le 2 août, avec un chanteur de tradition bretonne, Denez Prigent ? Un musicien de 44 ans au parcours aussi peu linéaire que celui de son instrument.

Moins connu, en France, que l’accordéon avec lequel on le confond parfois, le bandonéon s’est développé en défiant la cartographie nationale. Inventé par un Allemand, Heinrich Band, au milieu du XIXe siècle, il est devenu, quelques décennies plus tard, l’instrument roi du tango argentin. Mais c’est en France, au conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), à la fin des années 1980, qu’il a trouvé un second souffle, pédagogique et esthétique, dont Jean-Baptiste Henry a été un des premiers à profiter.

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