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Avec « Moteur imaginaire », Large démarre sur les chapeaux de roue

· Culture

L’hypnotique frise de plus de 50 mètres réalisée à la peinture de carrosserie par Julio Le Parc (1928-2026) pour les murs de la cafétéria de l’ancien site Renault était-elle un clin d’œil abstrait à la chaîne de montage, voire à la piste d’essais automobile souterraine des lieux ? Cette œuvre cinétique du début des années 1970 accueille aujourd’hui les visiteurs dans le hall d’entrée de Large, qui ouvre ses portes en lieu et place de l’usine. Pour son exposition inaugurale, la nouvelle institution privée a en effet choisi comme point de départ l’esprit du lieu, en faisant appel à la collection d’art de Renault.

Consacrer ainsi cette collection – dont les prémices commencent en 1967, quand la Régie Renault, alors publique, lance le programme « Recherches, art et industrie » pour rapprocher le monde de l’industrie et celui de la création contemporaine – faisait courir le risque d’être trop littéral, voire d’offrir un miroir déformant au site, alors même que ce qui fut la plus grande usine de France a également été un bastion historique des luttes sociales et syndicales.

Pour porter un regard neuf dans le rétroviseur et circuler dans cet héritage tout en tirant les fils jusqu’à la création actuelle de la scène française, qui sera au cœur de la programmation du nouveau centre d’art privé, le choix s’est porté sur la commissaire star Cecilia Alemani, directrice artistique de High Line Art, à New York.

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