Culture

Avec « Une année italienne », Laura Samani fait de l’adolescence un moment de lent envol vers la vie d’adulte

Avec « Une année italienne », Laura Samani fait de l’adolescence un moment de lent envol vers la vie d’adulte

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

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Souvenirs de jeunesse. Une année italienne, le deuxième long-métrage de Laura Samani, est né au croisement de deux sources disparates. Librement adapté du court roman de l’écrivain et journaliste Giani Stuparich, Une année d’école, publié en 1929, le film est également nourri de nombreuses anecdotes liées à l’adolescence de la réalisatrice. Laura Samani a ainsi situé l’action d’Une année italienne non pas en 1909-1910 comme dans le livre mais en 2007-2008, quand elle a passé son bac. Le film est d’ailleurs tourné dans son ancien lycée, à Trieste, cette ville portuaire située dans le nord-est de l’Italie, à la frontière avec la Slovénie.

Le roman de Giani Stuparich s’intéressait au parcours d’Edda, première femme à intégrer une classe préparatoire jusqu’alors uniquement composée de garçons, provoquant un trouble inédit chez ses camarades. En écho, Une année italienne est centré autour du personnage de Fred (Stella Wendick), une adolescente suédoise qui vient d’emménager à Trieste avec son père, et qui se retrouve dans une classe de terminale ne comptant aucune autre fille. D’abord regardée avec une forme de curiosité, sujet de brimades sexistes, elle se lie peu à peu d’amitié avec un groupe de trois garçons soudé. Celui-ci est composé d’Antero (Giacomo Covi), introverti, bon élève, toujours un livre à la main ; Pasini (Pietro Giustolisi), séducteur fragile, qui aime à sécher les cours ; et Mitis (Samuel Volturno), plus posé, qui a déjà une histoire avec une jeune femme de Trieste.

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