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« Backrooms » : un prodige de 20 ans, Kane Parsons, tente de renouveler le cinéma horrifique

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Du sang neuf irrigue le cinéma de genre horrifique avec l’arrivée dans ses rangs de très jeunes réalisateurs qui viennent, non plus d’écoles certifiées, mais de ce vivier de création vidéo qu’est YouTube. Après Obsession de Curry Barker, succès surprise du printemps, débarque Backrooms de l’Américain Kane Parsons, plus conceptuel et référencé, porté par la très en vue société de production A24, pavillon de l’indépendance branchée. Petit prodige de YouTube, Parsons, 20 ans, s’est fait repérer pour une série de vidéos du même nom, qui mettaient en scène l’exploration d’espaces vides et malaisants, le tout inspiré d’une légende urbaine participative (« creepypasta ») née sur le forum 4chan.

Le film reprend peu ou prou le principe de ces vidéos, pour les réinjecter dans une dramatisation plus large. Nous sommes en 1990. Clark (Chiwetel Ejiofor), patron d’un magasin d’ameublement en instance de divorce, est contraint de dormir dans son entrepôt. Un soir, il découvre au sous-sol une paroi poreuse ouvrant sur un interespace, une suite de pièces de bureaux vides aux murs jaunâtres, sorte de labyrinthe semé de signes inquiétants et traversé d’étranges présences. L’homme en réfère à sa psychanalyste, la docteure Mary Kline (Renate Reinsve), avant de disparaître de la circulation. Celle-ci, troublée par des souvenirs d’enfance, part alors sur ses traces.

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