BMW, le premier de la classe à son tour rattrapé par l’effondrement des ventes en Chine
Et maintenant, BMW. Le constructeur bavarois, qui s’est longtemps présenté comme le premier de la classe, le plus habile à naviguer dans les transformations historiques du secteur, est à son tour rattrapé par la crise. La direction a annoncé mercredi 29 juillet, après une négociation avec les représentants du personnel, la suppression de 8 000 emplois d’ici à 2027. Il s’agit de l’un des plus importants programmes de réduction d’effectifs jamais organisés chez BMW, et le dernier épisode de la série noire qui affecte l’automobile allemande depuis plus de deux ans.
Mi-juillet, BMW avait donné un signe avant-coureur, en publiant une alerte sur ses résultats, qui devraient ressortir en nette baisse. En cause, l’effondrement des ventes en Chine, un phénomène qui affecte de la même manière tous les groupes automobiles allemands. Le géant asiatique, où se vendent habituellement les modèles les plus chers, a longtemps été le garant des bénéfices élevés des constructeurs outre-Rhin. Cette période est révolue.
Le marché chinois des véhicules thermiques, sur lequel les marques allemandes occupaient encore une position forte, est en chute libre. BMW subit parallèlement, comme ses concurrents, le contrecoup des autres bouleversements géopolitiques mondiaux, comme la guerre en Iran et les conflits commerciaux.
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