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Budget 2027 : les gagnants et perdants des premiers arbitrages du gouvernement

· Politics

Les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2027 commencent à se dessiner. Quelques minutes avant l’échéance fixée par la loi, le gouvernement a transmis, mercredi 15 juillet au Parlement, le traditionnel « tiré à part », ce document préparatoire qui synthétise les plafonds de crédits et donc de dépenses retenus pour chaque ministère pour le prochain budget. Un exercice que le gouvernement Lecornu entend de nouveau placer sous le signe de la maîtrise budgétaire.

Dans ce document, l’exécutif affiche en effet sa volonté de « poursuivre les efforts en faveur du redressement » des finances publiques. Une nécessité, selon lui, au regard du contexte budgétaire, alors même que l’objectif de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2026 s’annonce déjà « difficile à atteindre », a-t-il concédé le 7 juillet. Selon ses premiers arbitrages, les dépenses de l’Etat et de ses opérateurs atteindraient ainsi 708,4 milliards d’euros en 2027, contre 683,3 milliards en 2026.

Celles-ci « progresseront significativement moins vite que l’inflation », fait valoir le gouvernement avant d’évoquer une dépense « contrainte » par la progression de la charge de la dette et la montée en puissance de la loi de programmation militaire. Deux dynamiques qui se traduiront par une hausse des dépenses respectivement de 12,3 et 6,4 milliards d’euros. Pour le reste des dépenses ministérielles, l’exécutif entend limiter la hausse à un niveau « strictement inférieur à l’inflation ». Cible retenue : + 0,4 %, soit quatre fois moins que l’inflation attendue en 2027.

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