Candidat au poste de Défenseur des droits, François-Noël Buffet bousculé par la gauche lors de son audition devant les députés
« Après avoir été un homme de pouvoir, est-ce que vous allez devenir un homme de contre-pouvoir ? » La question est posée par le député (Parti socialiste, PS) de l’Ardèche Hervé Saulignac, à François-Noël Buffet, sénateur (Les Républicains, LR) du Rhône, proposé par le président de la République, Emmanuel Macron, au poste très sensible de Défenseur des droits, en remplacement de Claire Hédon, dont le mandat de six ans, non renouvelable, s’achève mardi 21 juillet.
Pour qu’elle soit validée, cette nomination doit franchir le double passage des commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui disposent d’un droit de révocation, à la condition de réunir une majorité des trois cinquièmes contre cette candidature. Mercredi 15 juillet au matin, François-Noël Buffet avait donc rendez-vous avec les députés.
Le sénateur avait parfaitement conscience que l’exercice s’annonçait compliqué. Il n’a pas été déçu, notamment par la virulence de l’opposition de la gauche. La candidature de cet ancien avocat de 62 ans a été accompagnée d’un tir de barrage d’une soixantaine d’associations et de syndicats, d’Oxfam France à Médecins du Monde, en passant par SOS Racisme, le Planning familial et l’Inter-LGBT, qui ont publié un communiqué pour dénoncer une candidature « incompatible avec les valeurs de l’institution » du Défenseur des droits. Et alerter sur le parcours politique d’un homme « marqué par plusieurs prises de position contraires aux droits fondamentaux et aux valeurs que le Défenseur des droits est chargé de promouvoir ».
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