Économie

Canicule : l’arrêt forcé de centrales à travers l’Europe met le réseau électrique sous tension

Canicule : l’arrêt forcé de centrales à travers l’Europe met le réseau électrique sous tension

En ces premiers jours du mois d’août, l’épicentre de la vague de chaleur s’est déplacé à l’est, asséchant les fleuves et les cours d’eau. En France, en Italie, en Pologne, en Hongrie, en Roumanie et en Slovénie, des centrales électriques ont dû s’arrêter en raison du faible niveau d’eau ou des températures trop élevées de celle-ci. La situation énergétique dans l’Union européenne (UE) est « tendue », a fait savoir un porte-parole de la Commission européenne, jeudi 6 août. « Il n’y a toutefois pas de problème immédiat de sécurité d’approvisionnement. »

Pour l’heure, explique la Commission, les importations en provenance des voisins européens compensent les déficits de production : la France, bien qu’ayant arrêté trois réacteurs nucléaires et diminué la puissance de trois autres, exporte toujours de l’électricité.

La Hongrie et la Slovénie ont émis une « alerte précoce » pour informer officiellement Bruxelles d’un risque sérieux de tension sur leurs réseaux. Il s’agit de l’étape précédant le déclenchement d’un « état de crise » nécessitant une aide d’urgence. Les centrales nucléaires sont particulièrement touchées par ces tensions hydriques. Le refroidissement des réacteurs nécessite d’importants volumes d’eau. La seule centrale nucléaire hongroise est quasiment à l’arrêt en raison du niveau d’eau historiquement bas du Danube. L’un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Cernavoda, en Roumanie, a été mise hors service. En France, c’est le faible débit de la Meuse et de la Moselle qui a déclenché l’arrêt de trois des cinquante-six réacteurs du pays.

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