Culture

Centre d’art île Seguin : la délicatesse d’approche de l’agence RCR mise en échec par un projet immobilier trop dense

Centre d’art île Seguin : la délicatesse d’approche de l’agence RCR mise en échec par un projet immobilier trop dense

Le plafond descend comme une vague, depuis son sommet à quatorze mètres de hauteur jusqu’au point le plus bas, sept mètres en dessous. Au sol, mille mètres carrés de surface. Cette grande salle, c’est le joyau du Large, le centre d’art du fonds de dotation Emerige qui ouvre ses portes au public samedi 17 octobre à la pointe ouest de l’île Seguin (Hauts-de-Seine).

Une vaste baie vitrée vient cadrer le paysage qui s’élève depuis la Seine jusqu’aux hauteurs de Meudon. Quand la scénographie ne fait pas écran, du moins. Pour l’exposition d’ouverture, il faudra faire sans la vue : une cimaise a été posée juste devant la vitre pour soutenir une sculpture monumentale de Jean Tinguely (1925-1991).

Située au quatrième niveau d’un bâtiment dont l’emprise au sol mesure à peine 370 m2, cette salle en explose les proportions et se projette au-dessus de l’immeuble qui la jouxte. Un tour de force architectural, mais dont les effets sont entravés par la densité du bâti dans lequel il est rencogné. Car ce nouveau centre d’art n’a de « large » que le nom. 5 000 mètres carrés de surface, c’est à peine 10 % du complexe dans lequel il s’inscrit, et dont le reste se ventile entre bureaux, commerces (dont un cinéma Pathé où la place se vend à 19,70 €, un tarif qui monte à 27,30 € pour les projections en IMAX) et un hôtel de luxe.

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