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« C’est pas grave d’aimer l’Argentine », sur Canal+ : voyage inspiré dans une patrie de football

· Culture

CANAL+ – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

CANAL+ – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

Un chant aux paroles racistes et transphobes entonné, lors de la Coupe du monde de 2022, par des supporteurs argentins après la victoire de leur équipe face à la France (3-3 après prolongations, 4 tirs au but à 2) : « Ils jouent pour la France mais viennent tous d’Angola. C’est bien, ils savent courir, ce sont des trans comme ce putain de [Kylian] Mbappé. » Le même chant est repris, brièvement, par des joueurs argentins, dans un bus après de la victoire de l’Argentine à la Copa America (1-0) contre la Colombie en 2024 – la vidéo est diffusée sur Instagram par le joueur Enzo Fernandez.

L’origine de cette animosité remonterait à la Coupe du monde de 2018, en Russie, où l’Albiceleste (l’équipe argentine) a été éliminée par les Bleus en huitièmes de finale (4-3). Mais pour le journaliste Hervé Mathoux, fan de ballon rond depuis l’enfance et incarnation du Canal Football Club depuis 2008, l’explication est un peu courte.

Il a donc entrepris un long voyage en Argentine, pays qui remet en jeu son titre, du 11 juin au 17 juillet, pour la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Il s’est donné le temps, a rencontré les footballeurs argentins tels Carlos Bianchi, Renato Civelli, qui a évolué à Marseille et Nice, et Amadou Gaye, dit « Capi », un joueur de la communauté sénégalaise. Six ans après C’est pas grave d’aimer le football, il interroge cette fois : « Les Argentins détestent-ils les Français et le modèle multiculturel incarné par l’équipe de France ? Ou cette image est-elle le fruit de provocations et de malentendus amplifiés par la passion du football ? »

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