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Changement climatique : pourquoi la BCE refuse de créer un taux d’intérêt réduit pour les investissements verts

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D’un côté, l’Europe souffre d’une série de canicules historiques, preuve supplémentaire du changement climatique. Economiquement, elle subit aussi sa dépendance au pétrole, dont le prix s’est envolé quand les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, fin février. De l’autre, pour essayer de contenir cette poussée d’inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a augmenté en juin son taux d’intérêt, de 2 % à 2,25 %. Pour sa nouvelle réunion jeudi 23 juillet, elle devrait sans doute le maintenir inchangé mais une nouvelle hausse en septembre demeure une option.

Entre les deux réside une contradiction profonde. La transition climatique, nécessaire pour limiter les canicules et la dépendance au pétrole, exige d’importants investissements : énergies renouvelables, modification des processus industriels, transformation de l’agriculture… Or augmenter les taux d’intérêt renchérit ces investissements et ralentit donc le travail nécessaire.

Une étude dévoilée en mars est venue prouver ce lien. Les économistes des universités de Maastricht et d’Utrecht (Pays-Bas) Alexandra Serebriakova, Friedemann Polzin et Mark Sanders ont démontré qu’entre 2001 et 2024, une hausse de 0,25 point des taux d’intérêt a réduit en moyenne de 3,2 % la capacité d’électricité éolienne terrestre installée, et de 5,3 % celle du solaire. En revanche, les énergies fossiles ainsi que l’hydroélectricité et le nucléaire n’ont pas été touchés.

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